Pollution de l’air : objectif « Zéro émission » pour les métropoles du Together4Climate

quatre C40 dr BD

   La conférence annuelle du C40, le réseau mondial des villes engagées dans la lutte contre la pollution, qui s’est tenue lundi à Paris, a débouché sur une prise de position de douze capitales (1) voulant devenir des territoires sans énergie fossile d’ici à 2030.

Pour Anne Hidalgo, présidente du C40, cette adhésion à l’une des grandes priorités de son action à la tête de la ville de Paris vient légitimer les initiatives prises depuis 2015 par sa municipalité avec les restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants et la disparition des véhicules diesel en 2025.

nos rues doivent être sûres et accessibles à tous, notre air doit être propre et exempt d’émissions nocives. Cela améliorera la qualité de vie de tous les citoyens et aidera à relever le défi du changement climatique au niveau mondial.

Le sommet 2017 du Together4Climate (Ensemble pour le climat) marque une étape importante dans la lutte contre la pollution de l’air avec des objectifs affichés : « nos rues doivent être sûres et accessibles à tous, notre air doit être propre et exempt d’émissions nocives. Cela améliorera la qualité de vie de tous les citoyens et aidera à relever le défi du changement climatique au niveau mondial.» Mais surtout, cette déclaration est suivie d’un lourd plan d’action adopté par douze métropoles internationales !

En effet, les douze maires ont souligné les enjeux de société et de santé car les transports représentent un tiers des émissions de gaz à effet de serre des villes C40 et le trafic routier génère un quart des particules dans l’air à l’échelle mondiale. Et de souligner les conséquences sur les populations : « des données récentes montrent que la pollution de l’air entraîne près de 4,5 millions de décès prématurés par an et constitue une des causes principales de maladies telles que l’asthme, en particulier chez les enfants. »

Cette prise de position vise à susciter le début « d’une transformation systémique des systèmes de transports urbains à l’échelle mondiale »

Soucieuses de favoriser cette transition par un changement admis des comportements et des habitudes de vie, les douze villes vont privilégier les modes de transport doux. Cette prise de position vise à susciter le début « d’une transformation systémique des systèmes de transports urbains à l’échelle mondiale » qui constitue un appel à innover pour les constructeurs privés, notamment dans le secteur des bus, secteur jugé prioritaire.

(1) Les villes de Paris, Londres, Los Angeles, Copenhague, Barcelone, Vancouver, Mexico, Milan, Seattle, Quito, Le Cap et Auckland, toutes membres du C40 (comptant 91 métropoles du monde (représentant 650 millions d’habitants et 25% du PIB mondial) engagées collectivement à lutter contre le dérèglement climatique.

Transition « vers des rues sans énergie fossile » : les engagements des 12 villes internationales

L’édition du C40 de Paris a vu la signature par les villes de Paris, Londres, Los Angeles, Copenhague, Barcelone, Vancouver, Mexico, Milan, Seattle, Quito, Le Cap et Auckland d’un programme aux objectifs clairement annoncés : mise en service des bus à émission zéro à partir de 2025 et constitution de vaste zones à émission zéro dans les territoires des villes signataires d’ici à 2030.

Pour répondre à ces engagements, plusieurs initiatives coordonnées seront lancées :

  • Mettre en œuvre dans nos villes des politiques centrées sur les personnes ;
  • Favoriser la marche et le cyclisme et rendre accessible le transport public et partagé à tous les citoyens ;
  • Réduire le nombre de véhicules les plus polluants dans nos rues et abandonner progressivement l’utilisation des véhicules à combustion fossile ;
  • Montrer la voie en acquérant uniquement des véhicules à émission zéro pour nos flottes municipales le plus rapidement possible ;
  • Collaborer avec les fournisseurs, les opérateurs de parc automobile et les entreprises pour accélérer le passage aux véhicules à émission zéro et réduire le kilométrage parcouru par les véhicules dans nos villes ;
  • Rendre compte publiquement tous les deux ans des progrès réalisés par les villes à l’égard de ces objectifs.